1.00 - Pilot
Note importante : La dernière scène a été co-écrite
avec Xan.
Guest stars : Catherine Zeta-Jones alias Mme Garner,
Charlie Hunnam alias Logan et Katy Rose alias Laetitia
La musique était extrêmement forte dans la voiture, à
vous en déchirer les tympans. Mais les deux jeunes filles étaient beaucoup
trop défoncées pour que cela les importune. Et leur ami le chauffeur? Il n’était
guère mieux. Bianca regardait les maisons défiler une à une dans le paysage
cosmopolite de Los Angeles. Bientôt, ils passèrent à une autre partie de la
ville, beaucoup plus huppée.
Jessica riait comme une folle en tirant une bouffée, et
puis encore une autre, du gros joint d’herbe qu’elle tenait entre son pouce
et son index. Les yeux infiniment petits et surtout, très rouge, trahissaient
tous leur état mental du moment.
Bianca : Logan ! Bordel! Regarde où tu t’en
vas ! Tu conduis tout croche ! T’as failli nous faire tue r!!
Logan : Arrêtes d’être parano, tu vois bien
que t’es trop pétée !
Jessica : Et toi alors? Tu l’es à coup sûr
! C’est trop évident !
Bianca : Au fait, chérie, t’es sûre et
certaine que je peux dormir chez toi ?
Jessica : Ouais! De toute façon, à la
grandeur de ma maison, ça m’étonnerais même que mes parents remarquent ta
présence ! (À l’intention de Logan) Hey ! Arrêtes toi ! T’es en train de
passer tout droit !
Il fit demi-tour en faisant crisser les pneus et se gara
devant une grande villa de briques blanches de style typiquement californienne.
Logan : Voilà ! Suffisait de le dire !
Bianca, assise sur la banquette arrière de la voiture, était
pliée en deux de rire.
Logan : Pourquoi tu ris comme ça, toi ?
Bianca : Aucune idée… Je sais vraiment pas
pourquoi je ris. C’est incontrôlable, c’est tout !
Logan : Putain ! Elle est trop stone, c’est
dingue !
Jessica : Ça m’étonne pas d’elle, en tous
cas !
Logan : Et toi, alors ? T’es pas défoncée ?
Jessica : Si, je le suis. Allez
approches…
« Like
do you think I'm sexy
Do you think I really care »
Elle le pris par le collet de sa chemise à carreaux et
l’attira vers elle. Elle l’embrassa à pleine bouche, fougueusement.
Bianca : Ouais, bah moi, puisque je prévois la
suite… Jess, je t’attends dans ta chambre… Essaies de pas prendre 3
heures, s’il te plaît…
Jessica décolla sa bouche de celle du jeune homme.
Jessica : Ouais… À tantôt.
* * *
Elle entra en douce puis monta les escaliers jusqu’à son
immense chambre. Elle avait les cheveux en bataille, la veste dézippée presque
au complet et le bouton de son jeans bleu foncé n’était même pas attaché.
Bianca : Come on, chérie ! T’aurais AU MOINS
pu te rhabiller avant de rentrer ! T’imagines un peu la tête que tes parents
auraient fait s’ils t’avaient vu comme ça ? Tu te serais fait TUER. En
plus, c’est tellement trop évident que t’es défoncée ! C’est quasiment
écrit dans ton front…
Quelqu’un cogna à la porte de la chambre.
Jessica : Merde !
Elle alla ouvrir. Une chance pour elle, ce n’était pas
ses parents.
Nounou : Votre mère désirerais vous voir.
Elle est dans la cuisine. Elle veut que vous descendiez tout de suite.
Jessica : Ouais, ouais. Dites lui que
j’arrive !
Elle referma la porte et ouvrit un de ses tiroirs de table
de nuit. Elle mit tout sans dessus dessous et, n’ayant pas trouvé ce
qu’elle cherchait, commença à foutre le bordel un peu partout dans sa
chambre.
Bianca : Qu’est-ce que tu cherches comme ça
? Je peux peut-être t’aider.
Jessica : Attends un peu. (En mettant une main
sous son lit) Ah ! Voilà !
Elle en sortit un bouteille de verre.
Bianca : Qu’est-ce que c’est ?
Jessica :
De l’Apricot Brandy. Pour me donner un peu de courage.
Elle ôta le bouchon et en bu quelques gorgées, l’une
après l’autre, sans s’arrêter.
Jessica :
Bon. Go. J’y vais. Je reviens, ça ne devrais pas être trop long.
Bianca : Mais tu peux pas y aller comme ça !
T’es complètement stone ! Je te l’ai dit tantôt !
Jessica : Écoutes, je plane un peu mais… Je
me contrôle. Elle se rendra compte de rien, tu verras.
Bianca : Si tu dis ça, c’est que tu t’es
pas vue aller !
Jessica : Pfff !!
Elle quitta Bianca et se dirigea vers la cuisine. Sa mère
lui fit signe de s’asseoir près d’elle, ce qu’elle fit nerveusement.
Mme. Garner : Tu peux me dire qui était ce garçon
?
Jessica : C’était qu’un ami, maman.
Mme. Garner : Et tu fais toujours ces « trucs »
avec des amis, Jessica?
Jessica : De quoi est-ce que tu parles ?
Mme. Garner : Ne mens pas. Je t’ai vue dans
cette voiture avec lui. C’est dégoûtant de se jeter dans les bras d’un garçon
de cette manière là.
Jessica : Je fais ce que je veux. J’ai 15
ans, maman. Fous moi la paix un peu !
Mme. Garner : Alors prendre de la drogue, tu
appelles ça faire ce que tu veux ?!
«Don’t
want you to read my mind
The only place where I can exhale
Sorry if I tell you nothing
Silence is my way to talk »
Jessica : Maman…
Elle la coupa net.
Mme. Garner : Pas la peine de gaspiller ta
salive. On en a trouvé dans ta chambre. Inutile d’essayer de te disculper. En
plus, ton haleine sent l’alcool à plein nez.
Jessica : Vous êtes entrés dans ma chambre ?!
Mme. Garner : Il le fallait bien. Et on est
tombés sur le gros lot on dirait. Un sachet plein d’amphétamines et un autre
plein d’herbe à fumer. Tu sais ce qu’on en pense, ton père et moi,
Jessica. On a déjà assez vécus de mauvaises expériences de ce genre. Il est
hors de question que tu commences ça. Si tu n’est pas d’accord, vas faire
ça ailleurs ! Mais tant que tu seras dans cette maison, tu ne t’adonneras pas
à des activités de ce genre !
Jessica : Maman, j’arrêterai pas. J’aime
ça. J’aime me saouler à tous les soirs. J’aime fumer à chaque jour. Et
les speeds, je n’en n’ai encore jamais pris, mais j’en avais acheté parce
que je comptais bien essayer. C’est le fun au moins ça. C’est pas comme
tout le reste. C’est pas chiant comme aller en cours ou être obligée de
jouer à la petite fille parfaite parce que je suis votre fille et que je me
dois, supposément, l’être au yeux de la société. Ça me fait chier ! Je
veux plus jamais entendre parler de vous ! Vous me gâcher la vie ! Depuis qu’Alec
est mort, tout est chiant, ici. Je suis prise pour endurer tout ça toute seule.
J’en peux plus. Laissez-moi tranquille! Laissez moi tuer mes cellules en paix,
bordel! Si j’en ai envie, je le fais. Si ça vous plait pas, c’est votre
putain de problème. Pas le mien.
« Free
me, leave me
Watch me as I'm
going down
Free me, see me
Look at me, I'm falling and I'm falling. »
Mme. Garner : Alors quittes cette maison, je ne
veux plus te voir. Je n’accepterai pas de revivre ce que m’a fait vivre ton
frère. Il n’en n’est pas question ! La décision te revient. Mais si tu
choisis sa voie à lui, demain matin, tu pars et tu ne reviens plus.
Jessica : TRÈS BIEN ! Alors je fouterai le
camp de cette putain de baraque merdique ! Et tu sais quoi ?! Je le ferai avec
un grand sourire en plus. Juste pour te faire un peu plus chier !
Elle empoigna le vase qu’elle avait a portée de main et
le projeta violemment contre le mur. Les éclats de verre revolèrent dans tous
les sens et sa mère les évita de justesse. Elle hurla comme une démone alors
que sa mère la regarda froidement, et quitta la pièce en furie.
« Oh
I don't need an education
And I can't
deal with concentration
Give me tongues and stimulation
Who are you to know my story
Who are you to read my book
I
don't think you know how crazy,
People say I am
"You're running in the deep end, Katy. Why don't you give a damn?"
I've
lost all sense of navigation,
But got my Californication
Don't give me words of hard degration,
I only accept infatuation
I'm a fragile kind of glass
I won't wear your stupid mask
I
still hold hands with my creation
But cross my eyes at it's elation
And if I miss my graduation
I'll have one fucking long vacation »
* * *
Bianca : Mais t’es complètement DINGUE ?! Ça va
pas la tête ?! Tu vas vraiment tout plaquer?! Mais je te l’avais bien dit que
t’étais trop défoncée ! Tu vois le résultat, maintenant? Crois-moi donc la
prochaine fois !!
Jessica : Ouais, ouais, ouais ! Ça suffit les
pseudo sermons. J’ai vraiment pas besoin de ça.
Bianca : Viens coucher chez moi demain soir, en
attendant que tes parents te reprennent !
Jessica : Écoutes, je reviendrai pas même
s’ils me supplient à genoux ! Je suis totalement à bout de nerfs d’être
ici ! Depuis qu’Alec est mort l’an passé, c’est moi qui récolte toute la
merde chaque jour ! J’en ai marre là! Je supportes plus !
Bianca : C’est ça, hein, qui te dérange?
Qu’il soit mort, je veux dire…
Jessica : Qu’est-ce que tu veux que j’y
fasse de toute manière ?! Les morts, ça ressuscite pas. Il se réveillera pas
demain matin pour venir à mon secours. Là où il est, il s’en fiche. Bordel
! Pourquoi est-ce que c’est lui qui a crevé ? Pourquoi pas moi? Ou ma mère ?
Ou mon putain de père ? Hein ?! Pourquoi c’est lui ?
Bianca : Il est mort par sa propre faute.
Jessica : Peut-être. Mais j’ai jamais
compris comment il en était arrivé là.
Bianca : Parfois ça peut être vraiment
stupide. Ma mère a commencé quand mon père s’est mit à nous battre toutes
les deux. Elle supportait plus la pression ni la douleur alors elle a commencé
à boire. Et ensuite, elle a commencé à se shooter. Et elle est restée
accro…
Jessica : Ouais, mais ça ne me dit toujours
pas pourquoi Alec s’est piqué durant 3 ans.
Bianca : Mystères et boule de gomme. On ne le
saura jamais. Il a emporté tous ses secrets avec lui dans sa tombe… Allez.
Couches toi. Tu tiens à peine debout. Ça va te faire du bien un peu de
sommeil…
* * *
Elle s’était réveillée en même temps que le soleil.
Sa tête lui faisait atrocement mal; Comme tous les autres matins. Son corps
devrait s’habituer pourtant, non? Elle fêtait comme une dingue tous les soirs
depuis 1 ans et pourtant, elle en ressentais encore et toujours les effets négatifs
le lendemain.
Elle se dirigea, à quatre pattes, vers sa salle de bain
privée. Elle s’accrocha difficilement sur le rebord de la toilette et vomis
tout ce que pouvait contenir son estomac. La substance qui remontait lui brûlait
la gorge et les haut-le-cœur ne cessaient pas. Lorsque, enfin, tout cela
s’arrêta, elle se releva et alla voir son amie.
Jessica : Hey Bi… Je crois que l’Apricot Brandy a pas bien passé
cette nuit…
Bianca : Eurk. Merci beaucoup. Vraiment,
t’entendre vomir c’est vraiment une vraie douceur pour se réveiller !!
Jessica : Désolée… Laisses-moi 20 minutes
et je serai prête à m’en aller. Faire mon sac ne devrait pas être trop
long.
Bianca : Et qu’est-ce qu’on fait du reste
de notre journée ?
Jessica : On pourrait peut-être aller à la
plage rejoindre Logan et les autres ?
Bianca : T’as encore envie de lui, c’est ça?
Oublies ça, il va sûrement être avec sa copine.
Jessica : Je me fous de lui. C’est qu’un
con de toute façon.
Bianca : Comme tu veux, chérie. Mais je trouve
quand même que c’est une bonne idée… Il te reste encore un peu de Hash ?
Jessica : Pas tellement. À peine de quoi se
rouler un petit joint. J’aurais eu de la mari, mais ça a tout l’air que
c’est ma mère qui me l’as pris ! La conne ! Elle a jeté pour 45 dollars de
pot ! J’y crois pas !
Elle tira un sachet rempli de Hash de son sac et le lança
à Bianca.
Jessica : Tiens.
Bianca : On devrait le fumer avec une pipe. Ça
irait mieux. Parce que c’est clair qu’il en reste pas assez pour un joint.
Ça fait pitié à voir.
Jessica : Ça tu peux le dire ! Allez ! On fous
le camp dans 5 minutes. J’ai déjà presque fini mon sac ! En plus, ma mère
doit encore dormir. On va avoir la chance de pas la croiser.
* * *
Le sable chaud et fin lui glissait entre les orteils. C’était
peut-être stupide, mais pour elle, c’était un de ses petits plaisirs que lui
offrait la Californie. Être seulement en bikini, étendue dans le sable, les
rayons du soleil lui chatouillant le visage la faisait sentir en paix avec
elle-même. C’était sûr que l’herbe qu’elle venait de fumer avec ses
amis était aussi un peu en cause mais tout de même…
« I
keep on dreamin because I can
Even though my
eyes don't close
I keep on trippin because its free
To a place I only know
I keep on dreamin because I can
Even though my eyes don't
close
I keep on slippin out of this life »
Laetitia
: Hey Jess ! Tu veux faire de l’ecstasy avec moi ? Personne veut en
faire avant ce soir !
Jessica grommelle quelques chose d’incompréhensible, à
moitié endormie sous un palmier.
Laetitia : Euh… Tu peux me répéter ça ?
Parce que là, j’ai vraiment rien compris de ce que tu racontes !
Jessica : Je t’ai dit que je voulais,
seulement si c’était de la bonne!
Laetitia : Bah ça devrait, c’est de la
diamant bleue ! C’est sensée être la meilleure !
Jessica : T’es sérieuse ?
Laetitia : Bah ouep !
Jessica : T’as vraiment de la diamond ?
C’est TELLEMENT dur à trouver ces temps-ci ! Ça fait des semaines que j’en
cherche ! À qui tu les as achetées ces pilules ?!
Laetitia : À Logan.
Jessica : Alors, tu me la donnes cette ecstasy
que je finisse par l’avaler ?
La jeune fille donna la drogue à Jessica. Cette dernière
l’avala avec hâte. Trente minutes passèrent alors.
Jessica : Ah bordel ! Le buzz ne vient pas! Ça te fais quelque
chose, toi?
Laetitia : …
Jessica :
Hey oh ! Tis ?!
Logan: Tu vois pas qu’elle est en plein trip ?
Putain, regardes lui les yeux ! Elle a les pupilles dilatées au max !
Jessica : C’est toi qui lui a vendu ses
diamants bleues ?
Logan : Ouep !
Jessica : Ça ne me fait rien du tout !!
Logan : Attends un peu, approche je vais te
faire un shot de hash. Ça devrait t’aider à partir.
Il aspira une bouffée de son joint, approcha sa bouche de
celle de Jessica et lui souffla la fumée qu’il avait déjà inhaler.
L’adolescente s’étouffa brusquement.
Jessica : Bordel! Mais il est fort ce hash !!
… Oh my god… Ça y est.
Ça vient.
Elle resta assise Durant plusieurs minutes, à fixer les
vagues qui déferlaient sur la plage. Elle ne disait pas un mot, ne bougeait pas
non plus.
Tout était au ralenti dans sa tête et tout d’un coup,
le monde autour d’elle n’existait plus. Tout sans exceptions devenait
agressant; les sons, les lumières, les mouvements, les couleurs, les personnes
l’entourant.
Logan la força à se lever lorsqu’il s’aperçut
qu’elle trippait peut-être un peu trop fort. Elle se tenait difficilement sur
ses jambes. Jessica tentait de parler, mais ne se souvenait pas des mots.
Jessica : Lo… Logan…? Je suis où, là ? Je… reconnais plus
personne.
Logan : Hey, du calme. T’es avec moi et le
reste de la bande. On est à la plage, ok ?
Jessica : Je suis pas bien… Ça tourne, je
comprend plus rien.
Elle prononçait avec beaucoup de difficultés pendant que
Logan essayait de la rassurer du mieux qu’il pouvait.
Logan : En tous cas, toi t’es en train de
faire un méchant bad trip.
Jessica : Tis ? Tis, elle est où ?
Il la lui pointe du doigt.
Jessica : Tis ! Je me sens pas bien. Tu te sens
bien toi ? Je me sens comme une enfant de 4 ans attardée mentale !
« Can
you turn me off for just a second, please
Turn me into something faceless, weightless, mindless, homeless
Vacuum state of peace »
Jessica: Tis ? Pourquoi tu réponds pas? Hein?
Pourquoi ? Je comprend plus rien. Réponds moi.
Laetitia : Ah… laisses-moi tranquille, là je
suis bien, les orteils dans l’eau. Ça me fait du biiiiien !!
« And
now everything I feel
Whether it's fiction or it's real
It's so much
clearer
Like the color of this light
It seems more dangerous and bright
But I don't fear her »
Jessica: Logan ?
* * *
Bianca : T’as vraiment eu le pire bad trip de
ta vie. T’étais dans un sale état. Je crois jamais t’avoir vu aussi stoned
! Tu m’as presque foutu la trouille… Tu ne me reconnaissais même pas !
Jessica : Je suis désolée…
Laetitia : Même gelée au max, t’arrêtais
pas de le fixer !
Jessica : De quoi tu parles ?!
Laetitia : Logan ! Ça se voit que t’en pince
pour lui !
Bianca : Je me demande d’ailleurs comme sa
copine s’en ai pas rendu compte.
Jessica : Nah c’est pas vrai. Je me fous de
ce mec…
Bianca : Peut-être mais ce serait le temps de
te trouver un gars, non ?
Jessica : Qu’est-ce que tu veux que je fasses
? Une petite annonce ? Petite princesse en détresse recherche prince charmant ?
Oublie ça… Je veux pas m’engager. Le sexe s’est bien assez !
Laetitia : Ouais, c’est ce que Bi me disait
tout à l’heure !
Jessica : Quoi ?!
Elle lança un regard mauvais à Bianca.
Laetitia : Bah ouais… Avec Logan, hier soir,
dans sa voiture.
Jessica : Non mais vous allez me foutre la paix
un peu avec Logan. Il ne m’intéresse pas un point c’est tout ! Il est juste
bien membré et il sait comment me faire plaisir, c’est tout…
Laetitia : Ouais, je vois le genre. Ça vous
dirait d’aller manger quelque part ? J’ai une de ces faim !
Ses deux amies acceptèrent sa proposition et choisirent un
petit resto sur le bord de la plage de Santa Monica. Après avoir dégusté leur
repas, leur seul de la journée, Laetitia rentra chez-elle et les deux autres
s’en allèrent chez Bianca.
Assises dans le salon et regardant la télé, les deux
amies se demandaient quoi faire de leur nuit.
Jessica : J’aurais peut-être une idée… Ma
mère m’a enlevé mes speeds donc… Ça veut dire que je les ai pas encore
essayés… On pourrais rappeler notre gars et lui dire qu’il nous en apporte
deux autres !
Bianca : Je sais pas… Je suis très fatiguée…
Je crois pas que ce soit la solution de pas dormir encore cette nuit…
Jessica : Hey ! Come on, Bi ! It’s never
enough !
Bianca : Fais en si tu veux, cette nuit, moi je
dors !
Jessica : Ok, ok ! Comme tu veux, miss ! Mais
tu vas m’aider à penser à un endroit où je pourrais foutre le camp !
Bianca : T’aider à penser ?
La jeune fille pouffa de rire.
Jessica : Quoi ?
Bianca : Bah ! Comme si t’étais pas capable
de penser toute seule ! Quoique des fois t’es un peu trop séquelle de tes
trips de dope, je l’avoue !
Jessica : Ah ta gueule, tu sais que je disais
pas ça dans ce sens là.
Bianca : Je sais, je te niaise !
Jessica : Je veux un endroit vivant, qui
grouille de monde, quelque part d’aussi urbain qu’ici, mais de différent.
Bianca : La réponse à cette devinette est
vraiment trop simple, Jess.
Jessica : Ah oui ?
Bianca : Bien sûr que si ! Penses-y deux
secondes ! New-York !
* * *
Elles s’étaient rendues jusqu’à la grosse pomme en un
temps « record » de 8 jours en faisant de l’auto-stop. D’abord,
la première journée, avec une fille allant rendre visite à sa cousine
jusqu’à Sante-Fe, Nouveau-Mexique. Puis avec différents conducteurs de
Santa-Fe à Détroit, dans le Michigan, totalisant 6 jours de route et
d’attente. Puis le dernier jour, elles parcoururent les derniers kilomètres
jusqu’à New-York avec un vieux camionneur bedonnant. Il arriva pour les
laissa au Amsterdam avenue et 109th street et Jessica ouvrit la porte pour
descendre quand elle entendit le cri de Bianca. Elle se retourna pour voir le
que le chauffeur tenait le bras de son amie.
Jessica : Hey ! Mais qu'est-ce que vous fabriquez ?
Chauffeur : Qu'est-ce que tu croyais ? C'est pas
gratuit l'essence, chérie !
La jeune fille remonta dans le camion.
Jessica : Vous voulez de l'argent ?
Le chauffeur la regarda en souriant gentiment, comme à une
enfant qui ne comprenait pas ses leçons.
Chauffeur : Non ! Seulement une petite pipe...
Bianca réessaya de retirer son bras. Elle s'agitait dans
tous les sens mais l'homme ne la laissait pas partir.
Bianca : Lâchez-moi ! J'ai jamais fait ça ! On
vous donnera de l'argent !
Le chauffeur eut un rire bref. Il se tourna alors vers
Jessica.
Chauffeur : Et toi ? Tu sais faire ?
Jessica baissa les yeux.
Chauffeur : Allez on se dépêche ! Vous préférez
que je vous ramène à votre point de départ ?
Bianca laissa échapper un sanglot. Elle n'avait jamais
imaginé ça ! Elle n'aurait jamais du partir avec Jess ! Elle sentit une main
sur son épaule.
Jessica : Pousse-toi.
La jeune fille voulait prendre la place de son amie. Le
chauffeur lâcha le bras de Bianca pour attraper immédiatement les cheveux de
Jessica.
Chauffeur : Viens par là ma belle !
Jessica laissa ses mains glisser jusqu'à l'entrejambe du
chauffeur. Elle allait le faire. Elle l'avait déjà fait. Avec Logan. Et si c'était
Logan ? Elle tentait d'imaginer les traits du jeune homme à la place du vieux
routier. Elle n'y arrivait pas. Elle défit le bouton du jean de l'homme,
laissant dépasser son ventre bedonnant, puis elle descendit la braguette.
L'homme ne semblait pas disposé à lui faciliter la tache. Elle glissa sa main
sous le tissu du caleçon et sorti le sexe du chauffeur. Une érection commençait
à y naître, elle n'eut qu'à le caresser quelques instants pour pouvoir le
mettre dans sa bouche. L'homme souleva son dos, s'enfonçant jusque dans sa
gorge, forçant les lèvres de la jeune fille à toucher ses poils. Elle commença
à sucer, lentement, dégoûtée par elle même, dégoûtée par ce qu'elle
pouvait accepter. Mais l'homme voulait plus, il agrippa ses cheveux sombres et
força ses lèvres à faire des va et viens, heurtant le fond de sa gorge, l'étouffant.
Il s'en fichait, il voulait juste voir cette gamine le sucer. Mais Jessica n'en
pouvait déjà plus, des larmes commencèrent à rouler le long de ses joues,
elle aurait voulu hurler, elle aurait voulu sortir de ce camion, courir loin
d'ici. Au lieu de ça, elle restait là, les lèvres serrées autour du sexe
d'un homme de l'âge de son père. Et enfin elle sentit un liquide poisseux
gicler dans sa bouche. Elle n'eut pas le temps de cracher que l'homme appuyait
sa tête contre son entrejambe, la forçant à avaler. Il fit encore quelques va
et viens puis lâcha enfin son emprise. Jessica se releva, sans le regarder,
sans regarder Bianca qui pleurait sur le siège à côté d'elle.
Chauffeur : A la prochaine chérie ! C'est quand
vous voulez !
Les deux adolescentes descendirent du camions, hagardes.
Jessica tituba sur quelques mètres puis tomba à genoux sur le bord du
trottoir. Les doigts au fond de la gorge, elle se fit vomir…
Jessica (À elle-même) : Bienvenue à
New-York, Jess !
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