1.00 - Pilot




Note importante : La dernière scène a été co-écrite avec Xan.

Guest stars : Catherine Zeta-Jones alias Mme Garner, Charlie Hunnam alias Logan et Katy Rose alias Laetitia

 

 

La musique était extrêmement forte dans la voiture, à vous en déchirer les tympans. Mais les deux jeunes filles étaient beaucoup trop défoncées pour que cela les importune. Et leur ami le chauffeur? Il n’était guère mieux. Bianca regardait les maisons défiler une à une dans le paysage cosmopolite de Los Angeles. Bientôt, ils passèrent à une autre partie de la ville, beaucoup plus huppée.

Jessica riait comme une folle en tirant une bouffée, et puis encore une autre, du gros joint d’herbe qu’elle tenait entre son pouce et son index. Les yeux infiniment petits et surtout, très rouge, trahissaient tous leur état mental du moment.

Bianca : Logan ! Bordel! Regarde où tu t’en vas ! Tu conduis tout croche ! T’as failli nous faire tue r!!

Logan : Arrêtes d’être parano, tu vois bien que t’es trop pétée !

Jessica : Et toi alors? Tu l’es à coup sûr ! C’est trop évident !

Bianca : Au fait, chérie, t’es sûre et certaine que je peux dormir chez toi ?

Jessica : Ouais! De toute façon, à la grandeur de ma maison, ça m’étonnerais même que mes parents remarquent ta présence ! (À l’intention de Logan) Hey ! Arrêtes toi ! T’es en train de passer tout droit !

Il fit demi-tour en faisant crisser les pneus et se gara devant une grande villa de briques blanches de style typiquement californienne.

Logan : Voilà ! Suffisait de le dire !

Bianca, assise sur la banquette arrière de la voiture, était pliée en deux de rire.

Logan : Pourquoi tu ris comme ça, toi ?

Bianca : Aucune idée… Je sais vraiment pas pourquoi je ris. C’est incontrôlable, c’est tout !

Logan : Putain ! Elle est trop stone, c’est dingue !

Jessica : Ça m’étonne pas d’elle, en tous cas !

Logan : Et toi, alors ? T’es pas défoncée ?

Jessica : Si, je le suis. Allez approches…

« Like do you think I'm sexy
Do you think I really care »

 

Elle le pris par le collet de sa chemise à carreaux et l’attira vers elle. Elle l’embrassa à pleine bouche, fougueusement.

Bianca : Ouais, bah moi, puisque je prévois la suite… Jess, je t’attends dans ta chambre… Essaies de pas prendre 3 heures, s’il te plaît…

Jessica décolla sa bouche de celle du jeune homme.

Jessica : Ouais… À tantôt.

 

* * *

 

Elle entra en douce puis monta les escaliers jusqu’à son immense chambre. Elle avait les cheveux en bataille, la veste dézippée presque au complet et le bouton de son jeans bleu foncé n’était même pas attaché.

Bianca : Come on, chérie ! T’aurais AU MOINS pu te rhabiller avant de rentrer ! T’imagines un peu la tête que tes parents auraient fait s’ils t’avaient vu comme ça ? Tu te serais fait TUER. En plus, c’est tellement trop évident que t’es défoncée ! C’est quasiment écrit dans ton front…

Quelqu’un cogna à la porte de la chambre.

Jessica : Merde !

Elle alla ouvrir. Une chance pour elle, ce n’était pas ses parents.

Nounou : Votre mère désirerais vous voir. Elle est dans la cuisine. Elle veut que vous descendiez tout de suite.

Jessica : Ouais, ouais. Dites lui que j’arrive !

Elle referma la porte et ouvrit un de ses tiroirs de table de nuit. Elle mit tout sans dessus dessous et, n’ayant pas trouvé ce qu’elle cherchait, commença à foutre le bordel un peu partout dans sa chambre.

Bianca : Qu’est-ce que tu cherches comme ça ? Je peux peut-être t’aider.

Jessica : Attends un peu. (En mettant une main sous son lit) Ah ! Voilà !

Elle en sortit un bouteille de verre.

Bianca : Qu’est-ce que c’est ?

Jessica : De l’Apricot Brandy. Pour me donner un peu de courage.

Elle ôta le bouchon et en bu quelques gorgées, l’une après l’autre, sans s’arrêter.

Jessica : Bon. Go. J’y vais. Je reviens, ça ne devrais pas être trop long.

Bianca : Mais tu peux pas y aller comme ça ! T’es complètement stone ! Je te l’ai dit tantôt !

Jessica : Écoutes, je plane un peu mais… Je me contrôle. Elle se rendra compte de rien, tu verras.

Bianca : Si tu dis ça, c’est que tu t’es pas vue aller !

Jessica : Pfff !!

Elle quitta Bianca et se dirigea vers la cuisine. Sa mère lui fit signe de s’asseoir près d’elle, ce qu’elle fit nerveusement.

Mme. Garner : Tu peux me dire qui était ce garçon ?

Jessica : C’était qu’un ami, maman.

Mme. Garner : Et tu fais toujours ces « trucs » avec des amis, Jessica?

Jessica : De quoi est-ce que tu parles ?

Mme. Garner : Ne mens pas. Je t’ai vue dans cette voiture avec lui. C’est dégoûtant de se jeter dans les bras d’un garçon de cette manière là.

Jessica : Je fais ce que je veux. J’ai 15 ans, maman. Fous moi la paix un peu !

Mme. Garner : Alors prendre de la drogue, tu appelles ça faire ce que tu veux ?!

«Don’t want you to read my mind
The only place where I can exhale
Sorry if I tell you nothing
Silence is my way to talk
 »

Jessica : Maman…

Elle la coupa net.

Mme. Garner : Pas la peine de gaspiller ta salive. On en a trouvé dans ta chambre. Inutile d’essayer de te disculper. En plus, ton haleine sent l’alcool à plein nez.

Jessica : Vous êtes entrés dans ma chambre ?!

Mme. Garner : Il le fallait bien. Et on est tombés sur le gros lot on dirait. Un sachet plein d’amphétamines et un autre plein d’herbe à fumer. Tu sais ce qu’on en pense, ton père et moi, Jessica. On a déjà assez vécus de mauvaises expériences de ce genre. Il est hors de question que tu commences ça. Si tu n’est pas d’accord, vas faire ça ailleurs ! Mais tant que tu seras dans cette maison, tu ne t’adonneras pas à des activités de ce genre !

Jessica : Maman, j’arrêterai pas. J’aime ça. J’aime me saouler à tous les soirs. J’aime fumer à chaque jour. Et les speeds, je n’en n’ai encore jamais pris, mais j’en avais acheté parce que je comptais bien essayer. C’est le fun au moins ça. C’est pas comme tout le reste. C’est pas chiant comme aller en cours ou être obligée de jouer à la petite fille parfaite parce que je suis votre fille et que je me dois, supposément, l’être au yeux de la société. Ça me fait chier ! Je veux plus jamais entendre parler de vous ! Vous me gâcher la vie ! Depuis qu’Alec est mort, tout est chiant, ici. Je suis prise pour endurer tout ça toute seule. J’en peux plus. Laissez-moi tranquille! Laissez moi tuer mes cellules en paix, bordel! Si j’en ai envie, je le fais. Si ça vous plait pas, c’est votre putain de problème. Pas le mien.

« Free me, leave me
Watch me as I'm going down
Free me, see me
Look at me, I'm falling and I'm falling. 
»

Mme. Garner : Alors quittes cette maison, je ne veux plus te voir. Je n’accepterai pas de revivre ce que m’a fait vivre ton frère. Il n’en n’est pas question ! La décision te revient. Mais si tu choisis sa voie à lui, demain matin, tu pars et tu ne reviens plus. 

Jessica : TRÈS BIEN ! Alors je fouterai le camp de cette putain de baraque merdique ! Et tu sais quoi ?! Je le ferai avec un grand sourire en plus. Juste pour te faire un peu plus chier !

Elle empoigna le vase qu’elle avait a portée de main et le projeta violemment contre le mur. Les éclats de verre revolèrent dans tous les sens et sa mère les évita de justesse. Elle hurla comme une démone alors que sa mère la regarda froidement, et quitta la pièce en furie.

« Oh I don't need an education
And I can't deal with concentration
Give me tongues and stimulation
Who are you to know my story
Who are you to read my book
 

I don't think you know how crazy,
People say I am
"You're running in the deep end, Katy. Why don't you give a damn?"  

I've lost all sense of navigation,
But got my Californication
Don't give me words of hard degration,
I only accept infatuation
I'm a fragile kind of glass
I won't wear your stupid mask
 

I still hold hands with my creation
But cross my eyes at it's elation
And if I miss my graduation
I'll have one fucking long vacation 
»

 

* * *

 

Bianca : Mais t’es complètement DINGUE ?! Ça va pas la tête ?! Tu vas vraiment tout plaquer?! Mais je te l’avais bien dit que t’étais trop défoncée ! Tu vois le résultat, maintenant? Crois-moi donc la prochaine fois !!

Jessica : Ouais, ouais, ouais ! Ça suffit les pseudo sermons. J’ai vraiment pas besoin de ça.

Bianca : Viens coucher chez moi demain soir, en attendant que tes parents te reprennent !

Jessica : Écoutes, je reviendrai pas même s’ils me supplient à genoux ! Je suis totalement à bout de nerfs d’être ici ! Depuis qu’Alec est mort l’an passé, c’est moi qui récolte toute la merde chaque jour ! J’en ai marre là! Je supportes plus !

Bianca : C’est ça, hein, qui te dérange? Qu’il soit mort, je veux dire…

Jessica : Qu’est-ce que tu veux que j’y fasse de toute manière ?! Les morts, ça ressuscite pas. Il se réveillera pas demain matin pour venir à mon secours. Là où il est, il s’en fiche. Bordel ! Pourquoi est-ce que c’est lui qui a crevé ? Pourquoi pas moi? Ou ma mère ? Ou mon putain de père ? Hein ?! Pourquoi c’est lui ?

Bianca : Il est mort par sa propre faute.

Jessica : Peut-être. Mais j’ai jamais compris comment il en était arrivé là.

Bianca : Parfois ça peut être vraiment stupide. Ma mère a commencé quand mon père s’est mit à nous battre toutes les deux. Elle supportait plus la pression ni la douleur alors elle a commencé à boire. Et ensuite, elle a commencé à se shooter. Et elle est restée accro…

Jessica : Ouais, mais ça ne me dit toujours pas pourquoi Alec s’est piqué durant 3 ans.

Bianca : Mystères et boule de gomme. On ne le saura jamais. Il a emporté tous ses secrets avec lui dans sa tombe… Allez. Couches toi. Tu tiens à peine debout. Ça va te faire du bien un peu de sommeil…

 

* * *

 

Elle s’était réveillée en même temps que le soleil. Sa tête lui faisait atrocement mal; Comme tous les autres matins. Son corps devrait s’habituer pourtant, non? Elle fêtait comme une dingue tous les soirs depuis 1 ans et pourtant, elle en ressentais encore et toujours les effets négatifs le lendemain.

Elle se dirigea, à quatre pattes, vers sa salle de bain privée. Elle s’accrocha difficilement sur le rebord de la toilette et vomis tout ce que pouvait contenir son estomac. La substance qui remontait lui brûlait la gorge et les haut-le-cœur ne cessaient pas. Lorsque, enfin, tout cela s’arrêta, elle se releva et alla voir son amie.

Jessica : Hey Bi… Je crois que l’Apricot Brandy a pas bien passé cette nuit…

Bianca : Eurk. Merci beaucoup. Vraiment, t’entendre vomir c’est vraiment une vraie douceur pour se réveiller !!

Jessica : Désolée… Laisses-moi 20 minutes et je serai prête à m’en aller. Faire mon sac ne devrait pas être trop long.

Bianca : Et qu’est-ce qu’on fait du reste de notre journée ?

Jessica : On pourrait peut-être aller à la plage rejoindre Logan et les autres ?

Bianca : T’as encore envie de lui, c’est ça? Oublies ça, il va sûrement être avec sa copine.

Jessica : Je me fous de lui. C’est qu’un con de toute façon.

Bianca : Comme tu veux, chérie. Mais je trouve quand même que c’est une bonne idée… Il te reste encore un peu de Hash ?

Jessica : Pas tellement. À peine de quoi se rouler un petit joint. J’aurais eu de la mari, mais ça a tout l’air que c’est ma mère qui me l’as pris ! La conne ! Elle a jeté pour 45 dollars de pot ! J’y crois pas !

Elle tira un sachet rempli de Hash de son sac et le lança à Bianca.

Jessica : Tiens.

Bianca : On devrait le fumer avec une pipe. Ça irait mieux. Parce que c’est clair qu’il en reste pas assez pour un joint. Ça fait pitié à voir.

Jessica : Ça tu peux le dire ! Allez ! On fous le camp dans 5 minutes. J’ai déjà presque fini mon sac ! En plus, ma mère doit encore dormir. On va avoir la chance de pas la croiser.

 

* * *

 

Le sable chaud et fin lui glissait entre les orteils. C’était peut-être stupide, mais pour elle, c’était un de ses petits plaisirs que lui offrait la Californie. Être seulement en bikini, étendue dans le sable, les rayons du soleil lui chatouillant le visage la faisait sentir en paix avec elle-même. C’était sûr que l’herbe qu’elle venait de fumer avec ses amis était aussi un peu en cause mais tout de même…

« I keep on dreamin because I can
Even though my eyes don't close
I keep on trippin because its free
To a place I only know
I keep on dreamin because I can
Even though my eyes don't close
I keep on slippin out of this life
 »

Laetitia : Hey Jess ! Tu veux faire de l’ecstasy avec moi ? Personne veut en faire avant ce soir !

Jessica grommelle quelques chose d’incompréhensible, à moitié endormie sous un palmier.

Laetitia : Euh… Tu peux me répéter ça ? Parce que là, j’ai vraiment rien compris de ce que tu racontes !

Jessica : Je t’ai dit que je voulais, seulement si c’était de la bonne!

Laetitia : Bah ça devrait, c’est de la diamant bleue ! C’est sensée être la meilleure !

Jessica : T’es sérieuse ?

Laetitia : Bah ouep !

Jessica : T’as vraiment de la diamond ? C’est TELLEMENT dur à trouver ces temps-ci ! Ça fait des semaines que j’en cherche ! À qui tu les as achetées ces pilules ?!

Laetitia : À Logan.

Jessica : Alors, tu me la donnes cette ecstasy que je finisse par l’avaler ?

La jeune fille donna la drogue à Jessica. Cette dernière l’avala avec hâte. Trente minutes passèrent alors.

Jessica : Ah bordel ! Le buzz ne vient pas! Ça te fais quelque chose, toi?

Laetitia : …

Jessica : Hey oh ! Tis ?!

Logan: Tu vois pas qu’elle est en plein trip ? Putain, regardes lui les yeux ! Elle a les pupilles dilatées au max !

Jessica : C’est toi qui lui a vendu ses diamants bleues ?

Logan : Ouep !

Jessica : Ça ne me fait rien du tout !!

Logan : Attends un peu, approche je vais te faire un shot de hash. Ça devrait t’aider à partir.

Il aspira une bouffée de son joint, approcha sa bouche de celle de Jessica et lui souffla la fumée qu’il avait déjà inhaler. L’adolescente s’étouffa brusquement. 

Jessica : Bordel! Mais il est fort ce hash !! … Oh my god… Ça y est. Ça vient.  

Elle resta assise Durant plusieurs minutes, à fixer les vagues qui déferlaient sur la plage. Elle ne disait pas un mot, ne bougeait pas non plus.

Tout était au ralenti dans sa tête et tout d’un coup, le monde autour d’elle n’existait plus. Tout sans exceptions devenait agressant; les sons, les lumières, les mouvements, les couleurs, les personnes l’entourant.

Logan la força à se lever lorsqu’il s’aperçut qu’elle trippait peut-être un peu trop fort. Elle se tenait difficilement sur ses jambes. Jessica tentait de parler, mais ne se souvenait pas des mots. 

Jessica : Lo… Logan…? Je suis où, là ? Je… reconnais plus personne.

Logan : Hey, du calme. T’es avec moi et le reste de la bande. On est à la plage, ok ?

Jessica : Je suis pas bien… Ça tourne, je comprend plus rien.

Elle prononçait avec beaucoup de difficultés pendant que Logan essayait de la rassurer du mieux qu’il pouvait.

Logan : En tous cas, toi t’es en train de faire un méchant bad trip.

Jessica : Tis ? Tis, elle est où ?

Il la lui pointe du doigt.

Jessica : Tis ! Je me sens pas bien. Tu te sens bien toi ? Je me sens comme une enfant de 4 ans attardée mentale !

« Can you turn me off for just a second, please
Turn me into something faceless, weightless, mindless, homeless
Vacuum state of peace
 »

Jessica: Tis ? Pourquoi tu réponds pas? Hein? Pourquoi ? Je comprend plus rien. Réponds moi.

Laetitia : Ah… laisses-moi tranquille, là je suis bien, les orteils dans l’eau. Ça me fait du biiiiien !!

« And now everything I feel
Whether it's fiction or it's real
It's so much clearer
Like the color of this light
It seems more dangerous and bright
But I don't fear her
 »

Jessica: Logan ?

 

* * *

 

Bianca : T’as vraiment eu le pire bad trip de ta vie. T’étais dans un sale état. Je crois jamais t’avoir vu aussi stoned ! Tu m’as presque foutu la trouille… Tu ne me reconnaissais même pas !

Jessica : Je suis désolée…

Laetitia : Même gelée au max, t’arrêtais pas de le fixer !

Jessica : De quoi tu parles ?!

Laetitia : Logan ! Ça se voit que t’en pince pour lui !

Bianca : Je me demande d’ailleurs comme sa copine s’en ai pas rendu compte.

Jessica : Nah c’est pas vrai. Je me fous de ce mec…

Bianca : Peut-être mais ce serait le temps de te trouver un gars, non ?

Jessica : Qu’est-ce que tu veux que je fasses ? Une petite annonce ? Petite princesse en détresse recherche prince charmant ? Oublie ça… Je veux pas m’engager. Le sexe s’est bien assez !

Laetitia : Ouais, c’est ce que Bi me disait tout à l’heure !

Jessica : Quoi ?!

Elle lança un regard mauvais à Bianca.

Laetitia : Bah ouais… Avec Logan, hier soir, dans sa voiture.

Jessica : Non mais vous allez me foutre la paix un peu avec Logan. Il ne m’intéresse pas un point c’est tout ! Il est juste bien membré et il sait comment me faire plaisir, c’est tout…

Laetitia : Ouais, je vois le genre. Ça vous dirait d’aller manger quelque part ? J’ai une de ces faim !

Ses deux amies acceptèrent sa proposition et choisirent un petit resto sur le bord de la plage de Santa Monica. Après avoir dégusté leur repas, leur seul de la journée, Laetitia rentra chez-elle et les deux autres s’en allèrent chez Bianca.

Assises dans le salon et regardant la télé, les deux amies se demandaient quoi faire de leur nuit. 

Jessica : J’aurais peut-être une idée… Ma mère m’a enlevé mes speeds donc… Ça veut dire que je les ai pas encore essayés… On pourrais rappeler notre gars et lui dire qu’il nous en apporte deux autres !

Bianca : Je sais pas… Je suis très fatiguée… Je crois pas que ce soit la solution de pas dormir encore cette nuit…

Jessica : Hey ! Come on, Bi ! It’s never enough !

Bianca : Fais en si tu veux, cette nuit, moi je dors !

Jessica : Ok, ok ! Comme tu veux, miss ! Mais tu vas m’aider à penser à un endroit où je pourrais foutre le camp !

Bianca : T’aider à penser ?

La jeune fille pouffa de rire.

Jessica : Quoi ?

Bianca : Bah ! Comme si t’étais pas capable de penser toute seule ! Quoique des fois t’es un peu trop séquelle de tes trips de dope, je l’avoue !

Jessica : Ah ta gueule, tu sais que je disais pas ça dans ce sens là.

Bianca : Je sais, je te niaise !

Jessica : Je veux un endroit vivant, qui grouille de monde, quelque part d’aussi urbain qu’ici, mais de différent.

Bianca : La réponse à cette devinette est vraiment trop simple, Jess.

Jessica : Ah oui ?

Bianca : Bien sûr que si ! Penses-y deux secondes ! New-York !

 

* * *

 

Elles s’étaient rendues jusqu’à la grosse pomme en un temps « record » de 8 jours en faisant de l’auto-stop. D’abord, la première journée, avec une fille allant rendre visite à sa cousine jusqu’à Sante-Fe, Nouveau-Mexique. Puis avec différents conducteurs de Santa-Fe à Détroit, dans le Michigan, totalisant 6 jours de route et d’attente. Puis le dernier jour, elles parcoururent les derniers kilomètres jusqu’à New-York avec un vieux camionneur bedonnant. Il arriva pour les laissa au Amsterdam avenue et 109th street et Jessica ouvrit la porte pour descendre quand elle entendit le cri de Bianca. Elle se retourna pour voir le que le chauffeur tenait le bras de son amie.

Jessica : Hey ! Mais qu'est-ce que vous fabriquez ?

Chauffeur : Qu'est-ce que tu croyais ? C'est pas gratuit l'essence, chérie !

La jeune fille remonta dans le camion.

Jessica : Vous voulez de l'argent ?

Le chauffeur la regarda en souriant gentiment, comme à une enfant qui ne comprenait pas ses leçons.

Chauffeur : Non ! Seulement une petite pipe...

Bianca réessaya de retirer son bras. Elle s'agitait dans tous les sens mais l'homme ne la laissait pas partir.

Bianca : Lâchez-moi ! J'ai jamais fait ça ! On vous donnera de l'argent !

Le chauffeur eut un rire bref. Il se tourna alors vers Jessica.

Chauffeur : Et toi ? Tu sais faire ?

Jessica baissa les yeux.

Chauffeur : Allez on se dépêche ! Vous préférez que je vous ramène à votre point de départ ?

Bianca laissa échapper un sanglot. Elle n'avait jamais imaginé ça ! Elle n'aurait jamais du partir avec Jess ! Elle sentit une main sur son épaule.

Jessica : Pousse-toi.

La jeune fille voulait prendre la place de son amie. Le chauffeur lâcha le bras de Bianca pour attraper immédiatement les cheveux de Jessica.

Chauffeur : Viens par là ma belle !

Jessica laissa ses mains glisser jusqu'à l'entrejambe du chauffeur. Elle allait le faire. Elle l'avait déjà fait. Avec Logan. Et si c'était Logan ? Elle tentait d'imaginer les traits du jeune homme à la place du vieux routier. Elle n'y arrivait pas. Elle défit le bouton du jean de l'homme, laissant dépasser son ventre bedonnant, puis elle descendit la braguette. L'homme ne semblait pas disposé à lui faciliter la tache. Elle glissa sa main sous le tissu du caleçon et sorti le sexe du chauffeur. Une érection commençait à y naître, elle n'eut qu'à le caresser quelques instants pour pouvoir le mettre dans sa bouche. L'homme souleva son dos, s'enfonçant jusque dans sa gorge, forçant les lèvres de la jeune fille à toucher ses poils. Elle commença à sucer, lentement, dégoûtée par elle même, dégoûtée par ce qu'elle pouvait accepter. Mais l'homme voulait plus, il agrippa ses cheveux sombres et força ses lèvres à faire des va et viens, heurtant le fond de sa gorge, l'étouffant. Il s'en fichait, il voulait juste voir cette gamine le sucer. Mais Jessica n'en pouvait déjà plus, des larmes commencèrent à rouler le long de ses joues, elle aurait voulu hurler, elle aurait voulu sortir de ce camion, courir loin d'ici. Au lieu de ça, elle restait là, les lèvres serrées autour du sexe d'un homme de l'âge de son père. Et enfin elle sentit un liquide poisseux gicler dans sa bouche. Elle n'eut pas le temps de cracher que l'homme appuyait sa tête contre son entrejambe, la forçant à avaler. Il fit encore quelques va et viens puis lâcha enfin son emprise. Jessica se releva, sans le regarder, sans regarder Bianca qui pleurait sur le siège à côté d'elle.

Chauffeur : A la prochaine chérie ! C'est quand vous voulez !

Les deux adolescentes descendirent du camions, hagardes. Jessica tituba sur quelques mètres puis tomba à genoux sur le bord du trottoir. Les doigts au fond de la gorge, elle se fit vomir…

Jessica (À elle-même) : Bienvenue à New-York, Jess !

 

 

 
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